Je vais te faire une réponse de normand.
Oui il est préconisé de baisser
Maintenant si tu baisses de 3° et que ton chauffage doit tourner a fond 10h pour les récupérer car sous dimensionné ou autre pas sur.
Donc je te dirai que cela va dépendre de ton chauffage, de l’isolation de ta maison.
Si quand tu baisses de 3° elle les perds en 5min ou 5h, on rejoint un peu la puissance du chauffage et le temps qu’il met a recup la consigne !
Bonjour,
Officiellement selon l’ADEME, il est généralement accepté de dire que de baisser d’un degré fait économiser 7% sur la facture.
Ce n’est sûrement pas faux globalement, mais c’est purement théorique.
Comme le dit très justement @anon53349806 , il y a une multitude de facteurs qui entrent en jeu, au hasard (liste non exhaustive) :
l’isolation,
la puissance de chauffe,
la différence de température extérieure/intérieure,
la région (températures moyennes),
l’orientation du logement (ensoleillement en journée ?),
en appartement, un(des) voisin(s) du dessus (ou mieux, du dessous) plus ou moins frileux,
etc…
Voir ici pour quelques éléments :
Je pense que c’est à chacun de voir l’économie réelle qu’il est possible de réaliser en fonction de son environnement, sachant que là on est vraiment dans de l’empirique et que seuls des tests in-situ permettraient d’en tirer quelques données concrètes…
chez moi si je baisse de 1 degré, il faut environ 10-12h pour le regagner… la rentabilité est clairement pas évidente entre laisser en modulation et arrêter puis chauffer à bloc, notamment ça dépend si on baisse en heure creuses ou pleines.
Donc, tout dépend de l’inertie de ton habitation et de ton tarif energétique.
l’idéal est de tester quelques jours et ensuite de regarder la facture journalière pour en déduire ce que tu as économisé ou pas.
Toutes ces histoires de 7% je pense que c’est que du théorique.
Je vais te résumer en quelques mots des années de débats sur les forums de sur l’habitat :
postulat de base : l’air stocke très peu d’énergie, les murs et le sol en stockent beaucoup. Par conséquent, la température intérieure est piloté par la température des tes murs ; température qui peut très rapidement varier suivant la température extérieure, les matériaux et la qualité de la pose de l’isolation (s’il y en a une).
Pour les détails à grands traits :
tu as une maison fortement inertielle et faiblement isolée : pas de réduit de nuit ou extrêmement faible (genre 1 °C max). Tu vas gagner un peu en consommation et perdre beaucoup en confort puisqu’il faudra réchauffer les murs qui se sont déchargées de l’énergie
tu as une maison faiblement inertielle (type maison à ossature bois ou acier), fortement isolée ou pas : tu gagnes à faire un réduit de nuit puisque les radiateurs n’auront aucun difficulté à remonter rapidement la température et que tes murs ont une capacité de stockage de l’énergie très faible
tu as une maison très isolée et très inertielle : tu ne pratiques pas le réduit de nuit sans avoir une régulation du feu de dieu, sinon tu vas perdre l’économie d’énergie de la nuit en dépassant la consigne
Quant aux 7% mentionnées par l’ADEME, il faudrait que je retrouve le document démontant cette ânerie. Ça ne vaut que pour un cas précis. Mais c’est marquant d’un point de vue communication. Le problème c’est que tout le monde a repris ce chiffre et qu’il est maintenant devenue parole d’évangile. On se fait écharper dès qu’on le remet en cause sans venir avec les relevés démontrant qu’il n’a aucune réalité. Parfois c’est 20% d’économie, parfois c’est 2%. Ça dépend de du bâti et des habitudes des habitants. Pour une même habitation, on a des relevés allant du simple au double selon les habitudes de vie. Alors… ne te prends pas la tête avec. Teste et constate par toi-même.
Grande maison en pierre sans isolation dans le sud avec actuellement 150 m² chauffés avec une chaudière à granulés. l’étage et une grande pièce sont chauffés pour maintenir 12° soit presque jamais actuellement malgré des nuits entre 3° et 5°
Je baisse la consigne à 23 h de 5° (20° → 15°), la température baisse jusqu’à 2°(21° → 19°) maximum la nuit. Cela permet d’économiser en moyenne entre 8 et 10 kg de granulés au cours de la nuit.
De 6 h à 9 h la consigne est remontée de 6 ° (15° → 21°) puis abaissée de 1 ° (20°) pour le reste de la journée et cela engendre une surconsommation d’environ 4 à 5 kg pour ces 3 heures.
Dans tous les cas le gain est significatif et le confort est optimal pour qui se couche entre minuit et 1 h du matin pour se lever après 8 h !
Cela représente une économie d’environ 600 kg sur une consommation totale de 4 500 kg soit plus de 10 %
C’est assez contre-intuitif mais on peut supposer que les murs ( 60 cm d’épaisseur) refroidissent très peu la nuit mais l’air circule beaucoup et refroidi ou chauffe assez vite.
c’est en effet très lié aux caractéristiques du lieu.
chez moi pour une grande maison de campagne en bourgogne, isolation correcte mais pas maxi
il y a 5 ans j’avais une chaudière fuel toute bête qui ne modulait pas , radiateurs à eau , eau très chaude. la baisse de température la nuit était efficace et ça remontait vite le matin donc pas trop de fuel brûlé le matin
aujourd’hui j’ai installé une chaudière à pellet hargassner ; elle module sa puissance en fonction de la t° extérieure ; lorsque je baisse ou augmente la consigne les changements sont beaucoup plus longs.
je vais faire des mesures comme suggéré par @Bonjour , c’est une bonne idée
J’ai une maison « passoire » 140 m2 en Normandie donc température extérieure relativement clémente l’hiver, le RDC est composée de 2 chambres, une salle d’activité et une buandrie la température tourne autour de 16°C nuit et jour. Au 1er étage, une salle, une cuisine 2 bureaux, salle de bain, je règle la journée à 16°C à partir de 18H00 la consigne est de 20°C jusqu’à 23H. Le principe c’est de voir ce que l’on peut supporter comme température de confort. Retraité je suis à la maison la journée je supporte très bien les 16°C de la journée évidemment je ne suis pas torse nu, en maillot de bain dans la maison. Tout est une question de ressenti et d’habitude. Les données officielles sont 19 °C dans les pièces de vie, 16 à 18°C dans les chambres en occupation avec un abaissement de nuit entre 16 et 18°C. Pour Madame si elle est présente en journée je lui laisse toute la latitude d’augmenter le chauffage à son gré. Après c’est physiologique, si on est habituer à vivre dans une maison surchauffée dès que l’on baisse la température on a une impression de froid. Certains montagnards pour préparer une expédition dormaient sur le balcon à Chamonix pour s’adapter aux températures basses. Chauffé au gaz j’ai installé depuis janvier le plugin GRDF connect qui me permet de suivre ma consommation journalière, les économies sont vraiment réelles j’attends la fin de la saison de chauffe pour vraiment chiffrer les économies. Que l’on habite dans une passoire ou une maison très bien isolée on peut réaliser des économies. Pour l’électricité j’ai l’option tempo, J’ai installé le plugin Enedis et Eco 2 Watt, les économies sont aussi réelles, tout est une question de gestion et de comportement. Ouvrir les volets et rideaux lorsqu’il fait jour, les refermer dès que la température baisse, etc… Au vu des augmentations significatives des tarifs c’est surtout le comportement qui peut infléchir la facture.